Après les plans d’urgence, le temps de la reprise attendue

Après les plans d’urgence, le temps de la reprise attendue

Des milliards ont été mis sur la table. Pour quelles entreprises ? Avec quels dispositifs ? Pour quels effets attendus ? Alors que les premières mesures se sont focalisées sur la taille et la nature des entreprises – PME, TPE, micro-entreprises, commerçants –, c’est dorénavant par secteur économique que se focalisent les initiatives. Des plans pour le tourisme, la culture, le BTP, l’agriculture, etc.

 

L’urgence vitale c’était (c’est toujours) de payer les loyers, les salaires, les sous-traitants… De faire face aux annulations de commandes et à l’arrêt de production de matières premières. Nous avons mis notre économie sous perfusion, mais il y a déjà de la casse. Des premiers artisans, commerçants, TPEs ont baissé le rideau.

Après avoir fait un travail de centralisation de l’information, de pédagogie pour que chacun trouve son aide, de déblocage de fonds sur leur territoire, de coordination entre les acteurs présents…les Régions affichent un nouveau cap. S’il a fallu tenir (au travers des plans d’urgence, des fonds résistance, etc.), c’est maintenant le temps de la résilience pour tenir avant une reprise espérée au plus tôt.

 

Pour poursuivre leur action, l’État et les Régions ont besoin d’assurer un suivi précis des aides pour en évaluer l’efficience :

  • Comment se répartissent les montants d’aide par dispositif de soutien ? Qui sont les entreprises soutenues, leurs répartitions territoriale et sectorielle, leurs âges et tailles ?
  • Quelle est l’évolution de l’emploi dans ces entreprises ? Leur trajectoire de croissance ?
  • Quels effets incitatifs pour les bénéficiaires ?
  • Et…quelle part des entreprises soutenues a d’ores et déjà disparu ?

 

La capitalisation de ces informations permettra aux Régions de comprendre et d’anticiper les sinistres, d’identifier les effets de leviers. C’est un travail d’aide à la décision pour cibler l’accompagnement dès aujourd’hui et pour les semaines et mois à venir.

 

Auteur : Laurent BREBOIN, président